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Pêche illicite dans l’espace Océan Indien : Des infractions majeures sanctionnées

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Pêche illicite dans l’espace Océan Indien : Des infractions majeures sanctionnées
La patrouille a accueilli, pour la première fois, une majorité de femmes-inspecteurs. Photo COI.

Après 19 jours en mer, le patrouilleur des affaires maritimes OSIRIS est rentré au port de La Réunion avant-hier, 15 novembre, au terme d’une mission régionale – la 52du genre – dont les résultats sont plus que satisfaisants.

Un boutre avec cinq pirogues, surpris en pleine activité de pêche illégale par le patrouilleur OSIRIS, en transit dans la ZEE malgache dans le cadre de sa dernière mission en mer. Le Centre de surveillance des pêches de Madagascar, en contact avec le patrouilleur, a ordonné à ce navire de quitter les lieux. Un autre palangrier seychellois appartenant à un armateur taïwanais, dérouté vers Mahé après un constat de pêche non déclarée de 729 kg d’ailerons de requins, l’équivalent de 14,5 tonnes de requins. Les autorités seychelloises ont pris le relai suite à la notification de l’infraction et une amende de 50 000 € a été dressée au contrevenant. Un refus de contrôle par un palangrier chinois en ZEE seychelloise, sanctionné…

Tous ces faits sont à mettre à l’actif du patrouilleur des affaires maritimes OSIRIS dans le cadre d’une mission régionale de 19 jours dans les zones des Comores, Madagascar, France (La Réunion), Seychelles et Tanzanie. Une mission entrant dans le cadre du Plan régional de surveillance des pêches (PRSP) de la Commission de l’Océan Indien (COI) et au cours de laquelle des infractions majeures ont été constatées par l’équipe d’inspection régionale. Les quatre inspections réalisées ont abouti, entre autres, au déroutement de deux navires de pêche portant le pavillon des pays de la région.

Rôle majeur. Cette patrouille maritime a été combinée avec deux patrouilles aériennes effectuées par un avion de la République de Maurice parti de la Tanzanie pour détecter d’éventuels navires en action de pêche illégale. A cela s’ajoute l’analyse des données AIS (Automatic Identification System) effectuée par le CROSS Réunion, en complément du suivi par satellite des navires de pêche. Rappelons que l’OSIRIS est le patrouilleur maritime qui a commencé la première mission régionale de la COI en 2007. Il a à son actif près de 422 jours en mer sur le compte de la surveillance régionale. L’OSIRIS a joué un rôle majeur dans la conservation de la ressource thonière, dans le combat contre la pêche illicite, non déclarée et non règlementée (INN), dans la surveillance des mers australes et la protection de la biodiversité.  Il pourrait être à nouveau mis à contribution pour une mission régionale en 2018 avant qu’il ne soit retiré de la flotte de surveillance.

PRSP. Quant au PRSP dans le cadre duquel cette mission de l’OSIRIS a été menée, il s’agit un mécanisme régional de la Commission de l’Océan Indien fondé en 2007 et cofinancé par l’Union européenne et les pays participants. En 2014, trois Etats côtiers (Kenya, Tanzanie, Mozambique) ont rejoint le PRSP, élargissant ainsi la zone de surveillance de 5,5 millions de km² à 6,4 millions de km². Le PRSP mutualise les moyens humains, matériels et financiers des huit pays participants pour protéger la ressource commune, de manière dissuasive et répressive. Second fournisseur de thon au niveau mondial, l’Océan Indien est particulièrement convoité par les opérateurs de pêche illégale : un poisson sur cinq est pêché illégalement, selon la FAO, soit une perte estimée à près de 400 millions de dollars. La protection de la ressource est donc une priorité pour les pays de la région.

Recueillis par Hanitra R.

www.midi-madagasikara.mg

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