Le délestage se durcit : les usagers dans le désarroi

Le délestage se durcit : les usagers dans le désarroi

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Les promesses sur la réduction du délestage se font entendre à chaque apparition des autorités en public. Mais force est de constater que la situation ne cesse d’empirer tant à Antananarivo que dans le reste des régions de l’île. La grogne monte dans la capitale en raison des longues coupures observées ces deux derniers jours.

Comme il fallait s’y attendre, après les fêtes, retour au délestage. En fait, le délestage sévit à nouveau à Antananarivo depuis le début de la semaine. Et les coupures durent de plus en plus, pour atteindre dix heures dans certains quartiers d’Antananarivo.  Toutes les activités sont ainsi perturbées et les pertes engendrées ne sont plus à commenter.

D’après les explications de la Jirama, «L’absence de pluie depuis plus d’une semaine est à l’origine du délestage à Antananarivo. A défaut de pluie, les centrales hydroélectriques qui alimentent le Réseau interconnecté d’Antananarivo ne peuvent pas tourner à plein régimet. La centrale d’Andekaleka d’une puissance de 90MW ne produit plus que 24 MW actuellement. Celle de Mandraka ne produit que 5 MW  au lieu de 24 MW».

Le lac de Mantasoa menacé d’assèchement

Le sujet a été également abordé en conseil de gouvernement hier. Il a été indiqué que la réserve en eau du lac de Mantasoa qui assure l’exploitation, les entretiens courants des équipements de mesure installés sur trois sites de la Jirama (barrage de Mantasoa, Ampasimpotsy, barrage de Mandraka) est menacée d’assèchement actuellement. «Des menaces d’assèchement de certaines grappes de ce lac ont été constatées en termes de déséquilibre du bilan hydrologique. Ce phénomène se traduit par la réduction notable du niveau d’eau qui constitue des risques majeurs», indique le communiqué  du conseil de gouvernement.

Le délestage risque donc de durer car aucune solution n’est avancée pour mettre fin à ce problème. Dans les autres régions, la situation est bien pire. Comme le cas du district de Maintirano où les habitants vivent dans le noir depuis le début de l’année.

Riana R.

 

www.newsmada.com

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