Fourrage vert : une opportunité de revenus

Fourrage vert : une opportunité de revenus

134
PARTAGER

Le fourrage vert pour vaches laitières se vend actuellement à 1 200 ariary le kilo. Une opportunité de revenus plus rentables pour le monde rural des Hautes terres, si on se réfère au prix du paddy et aux dépenses engagées dans son investissement.

Seulement, 37% de la région Analamanga sont couverts en besoin de fourrage vert, a souligné hier Malagasy dairy board (MDB), un groupement qui a pour mission de promouvoir la coordination et le développement de la filière laitière à Madagascar. De ce fait, les éleveurs de vaches laitières s’approvisionnent vers d’autres régions comme Bongolava et Vakinankaratra. «Rien que pour Analamanga, 40 tonnes en plus de fourrage vert par jour est nécessaire», a souligné le président du Conseil d’administration du MDB, Haingotiana Razafindrabe.

Dans le cadre de promouvoir la culture de fourrage de bétail et en même temps de marquer la Journée du fourrage d’hier, le MDB et ses partenaires ont cultivé des herbes vivaces du genre  «Brakaria ruziziensis» et «Chloris gayana» au domaine Saint François d’Ambatomirahavavy.

Cultiver 5 ha de fourrage dans chaque district et des régions Haute Matsiatra, Amoron’i Mania, Vakinankaratra, Analamanga, Itasy, Bongolava et de Alaotra Mangoro est déjà envisagé.

5 l de lait par an

Toujours de source auprès du MDB, un Malgache ne boit seulement que cinq litres de lait par an, contre la consommation annuelle de 20 litres en Afrique, et 50 litres dans les pays occidentaux. Sur les rayons des produits laitiers dans les grandes surfaces, plus de la moitié sont occupés par des importés. «Il est grand temps qu’on se tourne vers la promotion de ce secteur à Madagascar avec toutes les opportunités qu’il offre actuellement», a noté le secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’élevage. Ce dernier invite ainsi les entreprises privées à aller dans ce sens.

Sera R

www.newsmada.com

AUCUN COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE