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Financements extérieurs : Madagascar doit sortir de la situation de fragilité, selon les PTF

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Financements extérieurs : Madagascar doit sortir de la situation de fragilité, selon les PTF

Financements extérieurs : Madagascar doit sortir de la situation de fragilité, selon les PTF
Les partenaires techniques et financiers incitent les dirigeants à mener une stratégie adéquate pour sortir le pays de la situation de fragilité.

Aucun pays ne devrait dépendre éternellement des aides extérieures pour subvenir aux besoins vitaux de sa population, selon les représentants des PTF (Partenaires techniques et financiers) réunis la semaine dernière à Abidjan.

300 milliards de dollars US ! C’est le montant déjà injecté par la BAD (Banque Africaine de Développement) pour soutenir les pays africains, d’après l’annonce faite par Charles Boamah, vice-président principal de cette institution, le 8 février dernier lors de l’ouverture du Forum Africain pour la Résilience (FAR), qui s’est tenu à Abidjan, Côte d’Ivoire. « Les pays fragiles bénéficient d’appuis, mais il faut qu’ils sortent de cette situation de fragilité, car on ne peut pas avoir la main tendue pendant 50 ans », a affirmé le vice-président principal de la BAD. En effet, Madagascar figure parmi ces pays fragiles qui dépendent davantage des aides extérieures. Khaled Shérif, vice-président pour le Complexe du Développement régional, Intégration et prestation de services, au sein de la BAD l’a précisé : « Un pays est fragile quand ses dirigeants ne sont pas capables d’assurer à leurs populations, un service minimum ». Ce service représente, en fait, la fonction régalienne de l’Etat qui devrait assurer pour la population la sécurité publique, les services de santé, l’éducation, etc. bref, des secteurs qui affichent de mauvais indicateurs, pour Madagascar.

Résilience. Quatre ans après le lancement de la stratégie de lutte contre la fragilité et le renforcement de la résilience en Afrique, qui couvre la période 2014-2019, des efforts restent à faire. Le Forum FAR vise d’ailleurs à accélérer l’évolution des résultats de la mise en œuvre des High 5 ou « les cinq priorités de la BAD », qui consistent à nourrir l’Afrique, l’intégrer, l’électrifier, l’industrialiser et améliorer le niveau de vie des Africains. Pour la deuxième édition du FAR, la première session avait pour thème « Construire la résilience au bas de la pyramide ». Selon Khaled Shérif, la résilience se définit par la capacité des populations à se sortir des situations. Sur les dix pays les plus résilients au monde, huit se trouvent en Afrique, d’après les participants du FAR. Présent à la rencontre, Amara Konneh, manager-groupe sur la Fragilité, les confits et la violence, du Groupe de la Banque mondiale a évoqué que 389 millions d’habitants africains sont maintenant dans une situation d’extrême pauvreté. Cette situation risque d’empirer, si des actions ne sont pas entreprises. A noter que le Continent ne satisfait que 2% de ses 10 à 12 millions de demandeurs d’emploi sur le marché du travail. C’est pour cela que les dirigeants doivent impérativement mener des politiques qui vont sortir leurs pays de la situation de fragilité, sans quoi, plus de 25 millions d’Africains seront sans emploi, d’ici à l’année 2025, d’après Aliou Dia, chef d’équipe régional auprès du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement).

 

Antsa R.

www.midi-madagasikara.mg

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