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Développement durable en Afrique : L’« Africa Progress Panel » cesse ses activités, « Africa Progress Group » prend le relais

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Développement durable en Afrique : L’« Africa Progress Panel » cesse ses activités,  « Africa Progress Group » prend le relais
Le domaine de l’énergie et de l’électrification de l’Afrique a été un des volets explorés par l’APP.

Après dix ans d’activités, l’« Africa Progress Panel » cesse définitivement ses activités et publie son rapport final présentant un programme ambitieux visant à accélérer les progrès en Afrique.

 L’«Africa Progress Panel » (APP) est arrivé au terme de dix années d’activités (2007-2017) et présente son ultime rapport. Intitulé « Progresser vers la réalisation des Objectifs de Développement Durable en Afrique », ce dernier rapport publié le mois dernier s’inspire des idées développées au cours des dix années d’existence de l’APP et décrit les principales opportunités et les défis que l’Afrique devra relever en vue d’une réalisation des objectifs de développement durable (ODD), et à plus long terme, acheminer le continent vers une prospérité durable et équitable, but ultime en faveur duquel l’APP s’est mobilisé. L’APP, rappelons-le, est un groupe de dix personnalités éminentes issues des secteurs privé et public, qui ont mis leurs expériences au bénéfice du développement de l’Afrique. En sont membres, entre autres, Kofi Annan, ancien Secrétaire général des Nations Unies et prix Nobel de la paix ; Michel Camdessus, économiste français et ancien directeur général du FMI (Fonds monétaire international) ; Peter Eigen, fondateur de l’ONG Transparency International et représentant spécial de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) ; et Olusegun Obasanjo, ancien président du Nigeria. Ce Panel est présidé par Kofi Annan.

Appel à l’action. Dans ce dernier rapport qui clôturera les activités du Panel, l’APP lance un appel à l’action s’adressant à toutes les parties prenantes, jusqu’aux plus hauts niveaux. « D’ici à 2050, plus d’une personne sur quatre sur notre planète sera africaine. Il faut agir maintenant, de manière décisive et courageuse, pour s’assurer que chacune d’elles ait une chance équitable de mener une vie saine, prospère et épanouissante », soutient le rapport qui présente un programme ambitieux pour accélérer les progrès en Afrique, que les dirigeants du continent et leurs partenaires étrangers devraient promouvoir tout au long de la prochaine décennie.

Trois domaines d’actions prioritaires sont soulignés dans ce rapport final : mobiliser rapidement des ressources financières suffisantes pour les révolutions verte et bleue – se rapportant à l’agriculture et la pêche – de l’Afrique ; accroître rapidement les investissements dans les infrastructures énergétiques et de transport en Afrique, et enfin, lutter contre les flux financiers illicites et la mauvaise gestion des ressources africaines.

Défis. « La majorité des populations pauvres d’Afrique continuent de vivre et de travailler dans des zones rurales, principalement en tant que petits exploitants, tandis que des millions dépendent de la pêche et de l’océan pour leur source de protéines et leurs moyens de subsistance. L’absence d’industries agricoles et halieutiques florissantes risque donc d’exclure la majorité des Africains de la prospérité grandissante », souligne alors le rapport, lequel ajoute, par ailleurs, que plus de 600 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à l’électricité. Un nombre amené à augmenter dans les années à venir. « En plus de relever efficacement le défi du changement climatique, l’Afrique doit également repenser de manière proactive la relation entre l’énergie et le développement. Elle doit passer rapidement à une nouvelle ère de systèmes énergétiques modernes à faible émission de carbone qui fournissent de l’électricité abordable à tous les Africains », ajoute le rapport tout en insistant sur la nécessité d’instaurer une véritable culture de responsabilité, avec une tolérance zéro pour la corruption à tous les niveaux, soutenue par des institutions transparentes, notamment en ce qui concerne les flux financiers et les régimes fiscaux. Cette culture de responsabilité sera fondamentale pour atteindre un changement progressif et une transformation positive sur le continent, a-t-il été spécifié.

Nouvelle entité. « Après dix années très actives, l’Africa Progress Panel cessera ses activités à la fin de l’année 2017. Cependant, nous sommes convaincus que l’esprit de notre travail doit continuer», devait affirmer Kofi Annan en décembre 2017 à l’occasion de la publication de rapport final de l’APP, tout en annonçant que les travaux de ce Panel seront poursuivis à partir de cette année 2018 par une nouvelle entité provisoirement nommée l’ « Africa Progress Group ». Cette entité sera créée par Olusegun Obasanjo, ancien président du Nigeria, et son siège opérationnel sera le Centre pour la Sécurité Humaine et le Dialogue de la Bibliothèque présidentielle Olusegun Obasanjo à Abeokuta au Nigeria. La nouvelle entité travaillera à créer un réseau de partenariats régionaux et internationaux axés sur la mise en œuvre des recommandations de l’APP, élaborées au fil des années dans ses Rapports sur les progrès en Afrique.

Recueillis par Hanitra R.

www.midi-madagasikara.mg

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