Maison Societe Collège Saint-Vincent Ambatonilita : Fermeture probable et controversée

Collège Saint-Vincent Ambatonilita : Fermeture probable et controversée

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Collège Saint-Vincent Ambatonilita : Fermeture probable et controversée
Le Collège Saint-Vincent de Paul à Ambatonilita.

De sources concordantes, la fermeture du Collège Saint-Vincent de Paul d’Ambatonilita, après la fin de l’année scolaire 2017-2018 s’annonce fort probable.

Des centaines d’élèves- issus de familles modestes pour la plupart- sont contraints de se préparer à changer d’école dès la fin de l’année scolaire en cours. Leurs professeurs permanents quant à eux- dont certains ayant à leur actif 32 ans d’ancienneté- seront aussi contraints de chercher du travail pour survivre. Nos « indiscrétions » nous ont permis de savoir que les élèves et leurs parents, ainsi que les enseignants ont rencontré la Direction des écoles catholiques (DIDEC) la semaine dernière au sujet de la fermeture probable de cette école diocésaine. Quelques contradictions ont filtré de cette rencontre… D’une part, la Direction des écoles catholiques aurait besoin des locaux du Collège Saint-Vincent de Paul d’Ambatonilita pour de nouveaux projets infrastructurels. D’autre part, il a été avancé que l’établissement scolaire est en proie à des difficultés d’ordre financier depuis dix ans.

Déficit. Un déficit budgétaire qui lui permet tout juste de payer le salaire des enseignants et de s’acquitter des charges courantes, ne lui permet pas d’entretenir les infrastructures qui se dégradent à vue d’œil. Ce déficit budgétaire impacte donc inévitablement, sur le budget de la DIDEC, étant donné que le Collège Saint-Vincent de Paul, comme toutes les écoles catholiques, sont sous tutelle de celle-ci. Vaille que vaille, le personnel enseignant et l’équipe pédagogique de l’établissement ont pourtant toujours essayé d’offrir une éducation de qualité aux élèves.

Elèves. Notons que ce collège accueille à la base, pour la plupart, les enfants de famille modeste des environs d’Isotry et d’Isoraka, désireux d’offrir une meilleure qualité d’éducation à leur progéniture ; d’autant plus que les établissements catholiques avec le cycle secondaire ne sont pas légion dans cette zone. Les écoles catholiques de renommée, n’étant pas forcément à la portée de leur bourse, ce collège représente pour eux un juste milieu intéressant. Par ailleurs, comme solution de rechange proposé aux élèves, il a été annoncé une redirection de ceux-ci vers d’autres écoles catholiques, avec toute la réorganisation, voire les difficultés financières et logistiques que cela suppose pour les familles. Le sort des professeurs est quant à lui incertain, car l’annonce de leur affectation vers d’autres établissements n’a pas été faite.

DIDEC. La Direction des écoles catholiques quant à elle ne s’est pas encore prononcée sur le sujet, même quand nous sommes venus dans ses locaux hier pour demander une interview. Le directeur entrain de faire une formation n’était pas disponible, ce qui en soit est normal et compréhensible. Toutefois, ce qui l’est moins, c’est le refus de donner des éclaircissements ou des confirmations, faute de mandat, sur un évènement qui concerne de près la DIDEC et la vie de centaines de familles. Il a toutefois été avancé que la fermeture d’une école est un processus où le suspense et les procédures sont omniprésents.

Luz Razafimbelo

www.midi-madagasikara.mg

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